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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 10:55

« Ce que vous avez écrit là est très différent de vos autres textes » me dîtes-vous. Certes, cela ne ressemble pas tant que ça à ce que vous avez lu et que d’autres ne trouveront plus ni ici ni ailleurs. Et ce n’est pas non plus bien proche de ce qui reste accessible et fut pourtant inspiré par le même état.

 

Ma divagation andalouse survint, par coïncidence ou par nécessité, à la date anniversaire d’une autre fête, que j’évoquai dans cette promenade, et qui fut l’origine d’autres écrits aujourd’hui sagement rangés loin des yeux curieux qui ne les comprirent pas et de ceux autrement tournés qui ne les reçurent pas. Cette Andalousie lointaine et mystérieuse, c’est vous bien sûr, et cette colline ressemble trop à cette partie de vous que l’on désire et que je ne caresserai pas puisque vous êtes et devez être inaccessible.

 

Les mots sont un exutoire, ils calment cette agitation qui échauffe trop les sens. Vous ressemblez à celles qui furent l’instrument d’un vice qui m’oppressait et me rongeait jusqu’à ne laisser qu’une charogne putride incapable de vous séduire. Vous n’êtes ni la sœur ni la fille de ces belles oubliées qui furent compagnes d’un instant ou parfois d’une plus longue route et qu’il n’était pas besoin de courtiser puisqu’il suffisait de respecter quelques règles connues de nous. Etes-vous différente de toutes celles-là ? Il me plait de le penser et d’espérer de vous le don de l’esprit, tellement plus précieux que le corps.

 

Pourtant, je vous retrouve dans ces fanges où parfois d’autres surgirent. Etes-vous, encore, un de ces diamants qui attendent dans leur écrin rouillé ou n’êtes-vous que pacotille présentée en un joli paquet orné de paillettes qui n’ont en commun avec l’or que de briller, de loin. Qu’allais-je traîner dans ces bouges sordides où vous non plus n’aviez rien à faire, à moins que nous n’y allions tous deux rejoindre notre destinée contre laquelle il n’est pas besoin de lutter puisque nous sommes vaincus d’avance.

 

Alors, tant qu’à être perdus, perdons nous ensemble.

 


 

 

 

http://media1.voyages.woopic.com/medias/images/voyager-en-images/normales/campofrio-andalousie-espagne-europe_89162.jpg

Bis repetita

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commentaires

flipperine 16/05/2013 19:12


avec les mots on peut tout faire mettre la réalité comme le rêve

Lyonnel Groulez 17/05/2013 10:08



Rêvons donc.



Ophélie Conan 15/05/2013 21:53


Voici des propos bien tristes qui ne reflètent pas mon état d'âme du moment, puisque je reviens d'Andalousie.
Ophélie

Lyonnel Groulez 16/05/2013 10:22



Disons que l'andalouse et l'andalousie sont deux



marcel 15/05/2013 18:45


coucou  de la haut ce doit etre magnifique a regarder   la photo est magnifique  bonne soirée


Marcel

Lyonnel Groulez 16/05/2013 10:22



Bah, un terril c'est pas mal non plus!