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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 09:39

J’ai renoncé, voici quelques jours, à un texte devenu beaucoup trop long et de toute manière bien trop éloigné de ce qui traine ici. Je n’ai cependant pas abandonné son idée.

 

Je suis de gauche. Mais on peut se demander ce que cela veut dire tant on trouve de gens qui se réclament de ce même principe tout en proposant des projets politiques bien différents les uns des autres. Etre de gauche, pour moi, c’est d’abord penser que le bien-être de chacun est plus grand si le bien-être de tous est recherché. C’est l’idée que la solidarité l’emporte toujours sur l’individualisme. Je n’accepte pas cette caricature que font certains gens de droite qui dénoncent les fainéants, les profiteurs, les assistés.

 

Mais qu’est-ce donc que la droite ? Je n’ai rien contre une certaine droite qui voudrait que la société se bâtisse par l’effort de chacun et que le bien-être, la richesse pour reprendre leur façon de voir, se répartisse selon les mérites de chacun. C’est un mode de fonctionnement assez primitif où le plus fort l’emporte et a tout, mais il a sa cohérence. L’ennui, c’est que les gens qui prétendent défendre cela sont en réalité des hypocrites. Ce qu’ils défendent en fait, ce n’est pas une société où les meilleurs réussissent, c’est une société où l’élite établie coopte ses successeurs qui sont, quelle surprise, issus de son sein dans l’immense majorité des cas. Le mérite ? Pourquoi pas, mais qui décide de ce qu’est le mérite ? Le plus souvent, celui qui est jugé méritant est surtout celui qui fait tout pour le paraître. Cette société du mérite n’est qu’une société de courtisans.

 

Non, vraiment, je n’aime pas cette droite qui travestit ses propres valeurs naturelles pour préserver la domination d’une caste qui depuis longtemps ne se renouvelle plus.

 

Mais que vaut la gauche politique ? Souvent, elle est accusée par la droite d’être irresponsable, incompétente, juste bonne à dilapider. Cette caricature de mauvaise foi a malgré tout quelques fondements. C’est vrai, on ne peut pas distribuer des richesses sans les créer. Mais on peut aussi éviter que quelques-uns ne s’accaparent la quasi-totalité de la richesse produite en plongeant tous les autres dans une misère mesurée, leur laissant assez pour subsister et même consommer, car il faut bien que tourne la machine. La gauche politique hésite et entre sa branche qui se veut gestionnaire et renforce souvent des lois qui protègent les puissants, et sa branche contestataire qui refuse de gouverner pour mieux revendiquer, n’y a-t-il pas une voie ? Entre le social-libéralisme et la dictature du prolétariat, il y a de la place !

 

Mais on n’arrivera à rien si on ne commence pas par demander à chacun de réfléchir à ce qu’est la gauche, à se demander quelles sont ses valeurs essentielles, celles sur lesquelles on ne peut pas transiger, celles qui devraient être le fondement de toute politique.

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Published by Lyonnel Groulez - dans Au jour le jour
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