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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 12:25

La fraîcheur m’a surpris ce matin. Peut-être étais-je resté dans l’impression de printemps glanée hier à Toulouse ? Le Touch était encore gonflé, la prairie était couverte de taches blanches, pâquerettes venues à l’heure dite.

 

La fraîcheur. Immanquablement, dans cette impression, c’est un matin de plus en plus lointain qui me vient à l’esprit. Un matin près de Ferkesédougou. J’ai connu des froids bien plus vifs, comme celui que procure le vent qui s’engouffre dans les rues trop droites des villes américaines et dont on tente de se protéger d’un bonnet vissé sur la tête ou en plongeant ses mains dans d’épaisses mitaines. Pourtant, c’est bien au froid de la savane que je pense quand le matin, ici, dans la rue, je rencontre cette fraicheur-là.

 

Il ne faisait sans doute pas si froid ce matin de janvier d'un autre siècle, déjà, à Ferkessédougou. L’harmattan devait souffler, un peu. Nous n’étions pas emmitouflés et probablement vêtus de simples chemisettes, de pantalons légers, ceux de l’été permanent qui était notre ordinaire. Nous ne remarquions probablement pas que les gens qui vivaient là se protégeaient d’un bonnet de laine et avaient revêtu de gros manteaux incongrus.

 

Le matin de Ferkessédougou était frais. Il était brumeux, sans que l’on sache bien si ce n’était pas plutôt une vague de poussière qui nous entourait. La lumière rasante annonçait un jour ordinaire où la chaleur finirait par l’emporter, un autre jour sans pluie puisqu’il ne tomberait pas une goutte avant plusieurs mois.

 

Nous avions vingt ans, ou à peine plus. Le monde nous appartenait. Mais ce matin-là, dans la fraîcheur, nous appartenions au monde.

 

Korhogo1983-copie-1

Matin de Ferké

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commentaires

R

Ton billet est dépaysant 


J'aime bien ta dernière phrase .


Bonne soirée
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L


C'est aussi en voyant des photos chez les autres que je me suis décidé à utiliser quelques unes des miennes.



O

Je ne suis jamais allée en Côte d'Ivoire, mais c'est amusant d'associer cette fraîcheur matinale, bien de chez nous, à celle de Ferkessédougou!
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L


Aussi surprenant que ce soit, le souvenir d'un matin de janvier est bien réel (la photo date bien de ce jour là) et me revient régulièrement. Sans doute à cause de la surprise de cette fraicheur
matinale, à cause du contraste avec la chaleur du jour. A cette époque là de l'année, tôt le matin ou tard le soir, les gens ont vraiment froid. Il doit faire environ 20 degrés.



M

coucou  chez nous aussi fraicheur  ce matin   moins 3  je bechai mon jardin  dans la glace  hihi  bonne journée


Marcel
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L


Pour repiquer les salades, après les gelées!