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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 06:00

 

La fête ne reviendra pas, la flamme n’a pas été assez vigoureuse. Elle s’est éteinte, sans même qu’on la souffle, juste épuisée.

 

C’était un soir, c’était une nuit. C’était l’inconnu et ce fut une fête. Charnelle. Les amants de hasard furent un couple, presque, pour un jour, pour un mois, pour mille ans si l’on voulait. C’était la fin de l’hiver, presque le printemps, presque.

 

Presque. Presque. Tout presque fut.

 

Et notre histoire fut presque un amour. Il nous reste des instants, fugaces, comme cette fête que tu m’offris, ce soir là, il y a un an, il y a mille ans. Si la vie n’était pas une chienne, si je t’avais rejointe quand tu me le demandais, nous célébrerions ce soir l’anniversaire de cette première nuit que nous partageâmes dans un même lit. Ce serait une nouvelle fête, plus douce, plus sentimentale. Je t’aurais offert un diamant peut-être, ou l’émeraude qui irait à ton teint, à moins qu’un discret saphir n’eût été l’objet de mon choix. Nous aurions bu ensemble ce vin, ce cristal dont nous avons parfois parlé, toujours rêvé. Tu comprendrais si tu lisais ces mots…Qui sait si nous ne serions pas retourné en ces lieux, rares, où nous avons accepté l’amour.

 

Mais cela n’est pas. Ce soir, mon esprit me renverra le souvenir de cet autre soir, heureux. Un an déjà. Je sais que tu n’y penseras pas, que tu veux l’oublier, vivre sans moi et être heureuse.

 

Pardonne moi, aujourd’hui je t’aime. Et tous les ans, à cette date, en ce jour voué à un saint que je ne peux ignorer, tu sais pourquoi, je t’aimerai.

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commentaires

S


Un an seulement.... un an déjà.... un an pour moi... aussi.... cela me fait bizarre de de lire... ce sont les mots que j'ai choisi de ne pas écrire.... effet miroir...


C'est vrai que certaines choses n'ont "plus d'importance"... mais les mots sont là...  pour être lus ... quand même...



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L


oui, miroir, c'est aussi ce que j'ai ressenti en vous lisant. Rien n'a d'importance mais tout en a puisque nous avons besoin de l'exprimer.



O


Je perçois deux propos dans "La fête est perdue". Le premier est la constatation de la fin d'un amour ("la flamme s'est éteinte"), et le second, la persistance même de cet amour ("je t'aimerai").
Cela peut paraître contradictoire, mais cela ne signifie-t-il pas que vous admettez d'avoir perdu cette femme, mais que vous n'acceptez pas d'avoir perdu la fête que vous avez vécue avec elle et
qu'en conséquence vous continuerez d'entretenir le feu des émotions liées à cette fête? Parfois je me demande, si nous n'aimons pas davantage l'Amour que les êtres dont nous nous disons
amoureux... Je me le demande vraiment, car en ce moment, je suis très amoureuse!



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L


L'insomine m'amène à consulter ma page et à voir votre commentaire. Si seulement j'avais eu, si seulement j'avais près de moi quelqu'un qui comprenne aussi bien que vous ce qui m'habite, ou qui
m'a habité. Probablement votre état d'amoureuse vous donne-t-il la lucidité qui me manquait et me manque pour voir mon amour, mais ce même état vous empêche certainement de voir le vôtre. Et
c'est tant mieux. L'amoureux, ou l'amoureuse, doit prendre son amour comme il s'impose à lui, ou à elle. Ensuite, l'exprimer, parfois, est salvateur. Bien sûr cette fête bien réelle reste
présente, et si l'amour n'est plus, je garde une affection très tendre pour cette femme dont je sais qu'elle préfère, elle, ne plus y penser.


Et donc, Ophélie, sachez que votre commentaire m'a touché. Vraiment.



G


Difficile d'arrêter d'aimer celui ou celle qui ne nous aime plus... Ca ne se commande pas ! 


C'est à ces moments-là que même les petites choses sans importance d'autrefois, prennent une valeur incroyable, on idéalise tellement les souvenirs qu'il en devient impossible de penser au passé
sans douleur... 


 



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L


Spleen et idéal... Déjà... Mais le passé est bien dans le passé, la douleur part avec les écrits, il ne s'agit pas de l'entretenir mais bien de tourner une page. Et les textes ou les photos
trouvés ailleurs sont aussi bien agréables!



M


Le problème avec l'amour, c'est que contrairement à l'amitié, il n'a pas besoin de réciprocité pour exister...



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L


C'est juste et çà me donne une idée, ou une inspiration.



A


comme un pincement, là, au milieu de la poitrine...



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L


Un seul moyen de faire se relâcher la pression: un flux de mots inutiles.