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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 06:09

Pou

Le foule m’écrase, je ne suis qu’un pou. Le bruit m’oppresse de ses phrases qui n’ont aucun sens, probablement pas même pour ceux qui les lancent. Visages inconnus, croisés peut-être hier sans laisser le souvenir que gravent les rencontres. Les gens. Nous sommes les gens, nous nous ignorons le matin comme le soir.

 

La lumière des néons donne un teint livide à ces visages qui ne cherchent guère celle du jour, trop chère, trop réservée. De la musique, un livre ou plus sûrement un journal jetable permet à chacun de s’isoler. Moi, j’aligne des mots sans sens.

 

Il serait temps que cela finisse. Il faudrait retrouver l’odeur de la terre pour remplacer celle des souterrains. Vivre enfin.

 

 


Flying Flea G-ADMH

Pou du ciel (1935)

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commentaires

F

la route est courte et ce serait dommage de se croisier sans se regarder c'est pourtant ce qui se passe à notre époque on est tjs en train de courir, dans le métro, le bus on ne se regarde pas on
est serré parfs comme des sardines et certains ne disent même pas pardon s'ils nous bousculent
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L


On a perdu le sens de l'essentiel, le pire est que l'on n'en est même plus conscient



M

coucou 


l'odeur de la terre  est indifinissable  j'adore  je reviens du jardin je l'ai hume  hihi  bonne journee


Marcel
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L


C'est vrai que je pense à cette terre noire là... Ailleurs, elle est parfois fort différente.



O

Ces mots-là ont du sens, Lyonnel.
Ils disent le non-sens de l'homme seul dans la foule anonyme.
C'est vrai, seule la terre nous parle vraiment, ou mieux encore, le corps de l'être aimé.
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L


Tu es trop amoureuse, toi...