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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:10

 

Aujourd’hui, pas de souvenirs, pas de nostalgie et donc pas de mots qui viennent croiser et s’échouer. J’aurais pu laisser ma colère s’exprimer, écrire tout le mal que je pense d’Aéroport de Paris, de CDG, cher et aussi peu pratique pour les passagers que pour les compagnies, ce sera pour une autre fois.

 

Un mot, qui est bien plus que cela, m’a frappé ce matin, ce matin encore dans l’actualité. Grèce. Timeo Danaos… Les journaux parlent du pays, des gens que la fameuse crise laisse démunis, appauvris et parfois fatalistes au point de ne même plus se révolter.

 

Bien sûr des souvenirs reviennent mais faut-il étaler encore cette Grèce de carte postale, îles blanches, mer d’huile et ciel azur. Plus de trente ans déjà que sac au dos et carte inter-rail en poche, je parcourais une Grèce que j’avais connue en enfant touriste dans d’autres conditions. C’est pourtant à ce voyage là que je pense toujours, aux nuits sur des plages désertes, aux trains jamais à l’heure et brinquebalants sur des voies qui nous semblaient aussi antiques que les quelques ruines que nous avions visitées. Au moins mes séjours précédents m’avaient-ils muni d’un viatique rudimentaire fait de quelques mots (παρακαλω, ενχαριστω, αστακοσ, κρασι et sans doute d’autres oubliés depuis) et d’une connaissance un peu vague des habitudes du pays. Et puis, quand je pense aux Grecs, c’est forcément l’équipe de basket de la résidence grecque de la Cité Internationale qui me revient, celle des matches que notre équipe « des provinces de France » lui livrait. C’était tendu, c’était disputé, on se frottait, on franchissait un peu les limites des règles de ce sport en théorie sans contacts… A l’image des rencontres entre les équipe nationales et pourtant le niveau n’était pas du tout le même, évidemment. Finalement, c’est cet esprit là, celui des matches que je voudrais garder, nos petites rencontres amicales comme celles des grandes équipes. On y truque, on triche presque mais en réalité on se respecte et on s’aime.

 

Nous n’avons pas le droit de laisser tomber les grecs. Oh, bien sûr, les gros fraudeurs qui ont planqué depuis longtemps leur fortune en Suisse ou aux îles Vierges, on s’en fiche, ils pourraient crever. Mais ceux-là ne craignent pas grand-chose, et sont protégés par leurs amis des quartiers chics du reste de l’Europe. Mais le grec normal, celui à qui on a déjà réduit le salaire, la retraite, à qui on a enlevé son travail aussi, celui-là non, on ne peut pas le laisser tomber.

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Published by Lyonnel Groulez - dans Au jour le jour
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commentaires

Ophélie Conan 20/02/2013 21:56


C'est plus fort que toi, les souvenirs reviennent! Quels beaux fantômes!
Ophélie

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