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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 08:16

Lys

Le lys prisonnier

Estampe de taches brunes

Ma page trop blanche

 

 

 

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Coucou du haïku 45 (désolé d'être encore morose)

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 10:03


Est-ce le dernier soubresaut d’un amour qui refuse, obstiné, de mourir complètement et de basculer dans le néant d’où, peut-être, il n’aurait jamais dû surgir ? Tout Paris me ramène à toi, oui toi qui m’a donné ce retour inespéré d’une jeunesse hélas illusoire puisque tu n’es plus là.

 

Aussi bien le métro qui brinquebale que le ciel trop bleu de ce printemps qui a refusé d’attendre pour vieillir en un été qui s’éteindra pourtant en automne, quand encore une fois tout me rappellera que tu n’es plus celle qui je retrouvais. Les murs trop blancs sous un soleil d’une saison trop rapide m’aveuglent comme hier quand tu me répondais, quand tu acceptais mon amour.

 

Mais faut-il encore penser à cet amour ? N’est-ce plus qu’une nostalgie de quelques journées et de si rares nuits où tu laissais négligemment tes jambes croiser les miennes, nos mains se retrouver sans que nous y pensions et  ta voix se glisser en moi.

 

Je sais qu’il est loin, mais Paris me tient à toi. Nous l’avons méprisé ensemble quand il était encore temps. A Saint Germain des Près ou devant Notre-Dame, la folie de toi m’a encore repris, tu le sais et tu vas l’ignorer.

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 12:06

Oui, ça balance aussi à Paris. Le métro brinquebale. L’air y est poisseux comme le temps qui me sépare chaque jour un peu plus de celui déjà lointain où une douce folie m’avait envahi. Une folie dont le nom m’est devenu étranger, une folie dont la peau si douce autrefois n’est plus qu’un souvenir.


Les vibrations du train me renvoyaient à celle d’un autre convoi, où j’étais assis voici quelques jours, au sud de la Chine, si loin, si près et c’est à cette folie si tendre que mes pensées sont revenues.


Pourtant nous n’avons qu’à peine parcouru quelques tunnels du métro parisien ensemble et les secousses des rails ne devraient pas me ramener à elle. Mais c’est ainsi, parfois, quand je m’y attends le moins, elle arrive. Celle qui inspire encore cela ne le sait pas, m’a oublié sans doute, ou veut m’avoir effacé, moi qui lui rappellerais plus sûrement les errements qui nous avaient réunis que les rares moments heureux trouvés à deux.


Suis-je à Kowloon ou mon esprit retourne-t-il dans cet est parisien où la folie m’attendait ?

 

Ô folie. Tu me manques.

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:52

 

Pauvre chevalet

Finira-t-il donc au feu

Oublié de tous ?



Heureux chevalet

Trouvera-t-il donc le feu

De nouveaux pinceaux ?

 

http://a21.idata.over-blog.com/3/17/45/90/Photos---coucou-du-haiku/41-Brocante.jpg

Contribution au coucou 41

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 08:38

C'est pour le parti

Camarade du premier mai

Et je prends l'Huma

 

Une touffe de muguet

A pris la place du bonsaï

Qu'a rêvé la fée

 

Clochettes ou roulettes

Pauvre fée perdue qui rêve

D'un envol en mai

 

 

 

 


Et voilà ma petite contribution au coucou du 1er mai...
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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 09:07

 

Herman Van Rompuy

Pas Arnold Schwarzenegger

Est roi de l’Union



En voilà un qui s’inscrit dans les pires… Mais il est à propos ! Il a été inspiré par un article publié hier dans Libération qui évoque pour Arnie une carrière de « Presidentator » après celle de « Gouvernator ». Ce n’est ni sérieux, ni très intéressant.



Mais le journaliste en profite pour se moquer du très effacé, très discret Herman Van Rompuy en lui trouvant le sobriquet de Haiku Herman au prétexte que ce président dont tout le monde, et moi le premier, a oublié le nom est amateur de haïkus.



Mais c’est qu’il me devient subitement sympathique ce belge qu’on a mis là en espérant qu’il ne ferait aucune ombre à ceux qui se sont longuement concertés pour le trouver. Parmi ces hauts personnages fort imbus d’eux-mêmes, combien sont capables de dire ce qu’est un haïku, et pas même en en donnant une définition précise, juste en indiquant vaguement de quoi il s’agit…



C’est vrai, cela peut paraître dérisoire, ces petits textes, chargés de donner une éternité à l’instant éphémère, et un président de l’Europe qui en lirait, ou pire qui en écrirait, comment le prendre au sérieux ? Et pourtant, qu’elles doivent être épuisantes ces longues soirées de discussion où chacun fait des déclarations dont tous ses collègues chefs d’état savent bien ce qu’il faut penser. Sans doute Haïku Herman trompe-t-il l’ennui en écrivant quelques mots, en s’astreignant à cette forme d’expression. Il m’est plaisant de penser que c’est ainsi que cela se passe, et que ce n’est pas différent de ce qu’il m’arrive de faire lorsque des réunions dont l’utilité n’était dès le départ pas évidente s’éternisent sans que personne ne sache ou ne puisse prendre la moindre décision.



Et si, pour les prochaines élections, on demandait à chaque candidat de proposer une dizaine de haïkus ? Et si, au lieu de voter pour un homme ou une femme, on choisissait celui ou celle dont les haïkus nous ont plu ? Le résultat ne serait pas plus mauvais et au moins, les promesses destinées à n’être pas tenues pourraient être rangées.



Mais qui sait, c’est peut-être ainsi que l’on a désigné ce président de l’Europe que tout le monde a oublié.





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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 09:55

 

L’amour perdu n’appelle plus les douleurs, ni les plaintes, ni les pleurs. L’amour perdu n’est même plus sûr, peut-être n’a-t-il jamais existé, peut-être ne fut il qu’une illusions, douce, tendre parfois quand ses sordides prémices acceptaient l’oubli.

 

L’amour perdu n’est plus là, et je n’ai plus de regrets pour lui, il ne me manque plus, plus guère. Bien sûr, parfois, le cœur s’emplit de mélancolie et voudrait retrouver ces matins d’un autre printemps, ces soirs d’un été si lointain déjà.

 

Mais ce n’est plus l’amour que le cœur blessé cherche en vain. Ce ne sont plus que ces quelques semaines d’une jeunesse trop brièvement retrouvée et qui bien vite s’est enfui.

 


 


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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 00:00

Papier délaissé

De vos nouvelles trop anciennes

Je construis mon deuil

 

 

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Coucou du haïku qui revient...

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 09:39

 

Café refroidi

Belles femmes des années folles

Espérez encore

 

Hiver ou printemps

Instant figé sans couleurs

Tout en noir ou blanc

 

Belles endormies

D’un moment d’éternité

Pour toujours présent

 

Mes grands-mères

Enfin retrouvées si jeunes

Laissez moi rêver

Accord de septième

Ambiance de Do mineur

Envolée déjà

 

 


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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 08:11

 

La forme de cette place surprend au premier abord : elle est en longueur et l’arrondi de ses extrémités renforce l’impression. Comme souvent à Rome, l’explication est dans l’histoire puisque la piazza Navona est l’emplacement du stade de Domitien. Un lieu dédié par l’empereur aux jeux sportifs à la mode des grecs. Il parait que l’empire décadent utilisa aussi l’endroit pour les combats de gladiateurs.

 

Il ne reste rien du stade antique, à moins que les pierres des édifices actuels n’aient été trouvées sur place, dans l’immense carrière que furent pour nos barbares ancêtres les ruines de Rome déchue. Là où les athlètes s’affrontaient, une fontaine baroque laisse le touriste perplexe. Quatre statues symbolisent les fleuves du monde tout en soutenant l’obélisque qui se dresse en son centre.

 

J’aime penser qu’en marchant sur cette place on croise les ombres des anciens, de ceux qui trouvèrent ici une mort violente, de ceux qui venaient juste y passer l’ennui que sans doute la ville géante leur apportait déjà.

 

A deux pas de là le Panthéon se dresse. Peu de bâtiments aussi anciens nous sont parvenus en bon état. Celui là est à peu près intact. Certes, on l’a pillé, lui retirant son marbre, son bronze, mais il est resté, probablement sauvé par sa transformation en église. Le Bernin, qui conçut la fontaine des fleuves de la place Navona, prit le bronze du Panthéon pour orner la basilique Saint Pierre. Mais qui se soucie encore du premier mineur, du premier fondeur. D’ailleurs, qui sait de quel autre pillage provenait ce métal dont on couvrit ce Panthéon…

 

C’est Rome, les ombres sont là, tellement nombreuses qu’on ne peut leur échapper. Je les sens me frôler. Quelques gladiateurs ont vu ce même Panthéon avant de mourir dans ce stade que Domitien avait fait construire pour d’autres jeux. Combien de générations depuis ce temps ont-elles pu, à leur tour, voir ce temple ? Il est là, presque immuable, immobile, lien entre tous ces hommes de siècles passés et futurs qui un jour, un soir, passent.

 

Piazza Navona, les ombres sont épaisses. J’ai du mal à avancer parmi elles.

 

 

Piazza Navona 1

 

Piazza Navona (image wikimedia commons)

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