Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 14:36

Ami

Près du vieux pont neuf

Tu attends mes mauvais jours

Mon banc mon ami

Partager cet article
Repost0
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:36

 

Comment cette odeur des marrons en automne s’est-elle saisie de moi. C’est le printemps, et aucun marronnier n’est à proximité. D’ailleurs, ce n’est pas tant la senteur des marrons que celle des arbres, de leurs feuilles qui tombent et constituent un tapis humide.

Ce tapis sur lequel, enfants, nous jouions en rentrant de l’école, en passant sur cette place d’où aujourd’hui on a enlevé ces grands arbres qui, aux beaux jours, apportaient un peu de fraîcheur aux jeux que nous organisions sur le chemin. Jeux simples le plus souvent. Des billes roulaient dans un caniveau avant de changer de mains.

 

Mais ce n’est pas le bruit des billes qui s’entrechoquent qui me vient, c’est l’odeur âcre des feuilles d’automne.

 

C’est le printemps. Ma vie est déjà en automne.

 

◄   Blessure Marrons Ephémère résurrection   ►
Partager cet article
Repost0
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 10:09

 

Urnes désertées

Qu’aucun bulletin ne féconde

Qu’enfanterez vous ?

Partager cet article
Repost0
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 07:10

 

 

Vue depuis le ciel

La terre est toute cabossée

Etendue de neige

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 06:43

Je me rends compte que faire vivre deux blogs est assez difficile. D’autant qu’ils sont trois, mais le dernier, laissons le en dehors, il n’a guère de rapport avec les deux premiers.

 

Dans l’ordre d’apparition vient d’abord le blog du roman « Addiction », créé dans un moment d’égarement et sous la pression de l’urgence qui me tenait et me pressait d’afficher ce texte et de la partager par tous les moyens. Pour m’en libérer. Ce fut un demi succès car il m’a hanté encore pendant bien des semaines, des mois même. Dans les premiers temps, le blog fut tout entier dédié à la publication et aux derniers soubresauts de l’aventure amoureuse qui fut la cause de l’écriture de ce texte. A cette époque, j’ai aussi relaté mes pérégrinations dans le monde de la publication sur internet, mais aussi mes doutes sur ce que j’avais appelé roman. Ensuite, le blog est devenu le point d’accueil de billets que l’on peu qualifier d’humeur sur des sujets d’actualité. Mais j’avais aussi envie de montrer, de temps en temps, des textes qui me venaient, fonctions de l’humeur du moment sans que je me soucie particulièrement de leur qualité.


C’est pour cela que j’ai voulu créer le blog de Lyonnel Groulez. J’ai gardé ce nom, composé, ce n’est pas original, à partir d’éléments familiaux que j’avais imaginé parce qu’il me fallait bien apparaître sous un nom et que je n’avais pas envie d’utiliser ici celui que l’état-civil me connaît. Les textes qui je mets sur cet espace là ne sont pas liés directement à l’actualité, ce n’est pas là que je réagirai aux dernières déclarations des uns ou des autres, aux catastrophes qui écrasent le monde. Bien sûr, les textes sont aussi influencés par le monde. Et par les souvenirs de l’époque qui a produit « addiction ». Tout se rejoint.


Assez bizarrement, et sans véritablement que je l’aie cherché, de petites communautés assez disjointes se sont constituées autour de ces deux blogs. Encore que « communauté », et « autour », sont des mots assez abusifs. Disons, qu’il existe quelques habitués qui lisent assez régulièrement ce que je propose, comme je lis moi-même ce qu’ils proposent ailleurs. Et j’ai envie de continuer à faire vivre ces deux blogs.


Mais c’est difficile, cela demande du temps et il faut choisir où publier un texte. J’ai bien envie de réserver dorénavant le blog addiction à mes billets d’humeur, que j’aimerais quotidiens. Peut-être vais-je aussi me décider à y publier le reste de ce texte, mais rien n’est sûr tant je suis aujourd’hui persuadé que ce texte a besoin de beaucoup de travail, et d’un travail que n’ai guère envie de faire, que ne suis pas capable de faire.


Voilà, ce qui devait être dit l'est.

Partager cet article
Repost0
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 14:06

 

C’est une blessure ancienne qui ne peut se refermer.

 

Elle n’est pas d’amour, elle n’est même pas directe. Elle est d’autant plus insidieuse que sur le moment, elle n’était guère visible. Je n’étais qu’un témoin, lointain, d’une tragédie.

 

C’était en septembre. C’était un soir ordinaire, une fin d’été, l’équinoxe déjà. Tout était calme, normal. Là bas au loin, dans le ciel d’Afrique, une lumière a dû illuminer la nuit. Personne ne l’a vue, c’était au dessus du désert, de l’immense Ténéré.

 

De ceux qui furent emporté par la folie criminelle, je n’ai rien su, rien connu d’autre que des noms. Parents, enfant mêlés. Ils venaient d’Afrique, d’Europe, d’Amérique. Sans doute avaient-ils embarqué la tête pleine de projets, d’espoirs. Sans doute des amis, des frères, des enfants les attendaient-ils là où ils n’arrivèrent jamais.

 

Je ne les connaissais pas, je ne les attendais pas. Je les attends depuis si longtemps.

 


◄   La fête perdue Blessure Marrons   ►
Partager cet article
Repost0
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 06:00

 

La fête ne reviendra pas, la flamme n’a pas été assez vigoureuse. Elle s’est éteinte, sans même qu’on la souffle, juste épuisée.

 

C’était un soir, c’était une nuit. C’était l’inconnu et ce fut une fête. Charnelle. Les amants de hasard furent un couple, presque, pour un jour, pour un mois, pour mille ans si l’on voulait. C’était la fin de l’hiver, presque le printemps, presque.

 

Presque. Presque. Tout presque fut.

 

Et notre histoire fut presque un amour. Il nous reste des instants, fugaces, comme cette fête que tu m’offris, ce soir là, il y a un an, il y a mille ans. Si la vie n’était pas une chienne, si je t’avais rejointe quand tu me le demandais, nous célébrerions ce soir l’anniversaire de cette première nuit que nous partageâmes dans un même lit. Ce serait une nouvelle fête, plus douce, plus sentimentale. Je t’aurais offert un diamant peut-être, ou l’émeraude qui irait à ton teint, à moins qu’un discret saphir n’eût été l’objet de mon choix. Nous aurions bu ensemble ce vin, ce cristal dont nous avons parfois parlé, toujours rêvé. Tu comprendrais si tu lisais ces mots…Qui sait si nous ne serions pas retourné en ces lieux, rares, où nous avons accepté l’amour.

 

Mais cela n’est pas. Ce soir, mon esprit me renverra le souvenir de cet autre soir, heureux. Un an déjà. Je sais que tu n’y penseras pas, que tu veux l’oublier, vivre sans moi et être heureuse.

 

Pardonne moi, aujourd’hui je t’aime. Et tous les ans, à cette date, en ce jour voué à un saint que je ne peux ignorer, tu sais pourquoi, je t’aimerai.

◄   An ou pas La fête perdue Blessure   ►
Partager cet article
Repost0
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 17:10

 

Un anniversaire

 

Marque le temps trépassé

 

Que c’est éphémère

 


◄   Lundi An ou pas La fête perdue   ►
Partager cet article
Repost0
14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 17:34

Je viens de retrouver une autre rafale de haïkus. Je ne sais pas pourquoi, de temps en temps, ils viennent comme cela.C'était le 21 décembre et je l'avais publié ailleurs, voilà que je le trouve plus à sa place ici.

 

A vrai dire peu importe leur qualité, j'ai juste envie de les partager.

 

Ils sont là : Hiver

Partager cet article
Repost0
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 07:08

 

Il arrive. Encore quelques jours et il sera là, aucune fuite ne sera possible.

 

 

Un an déjà qu’elle était, pour un soir, une femme aimante. Bien sûr, j’ai compris, beaucoup plus tard, qu’à ce moment là, ce soir là, les gestes n’étaient pas tous aussi sincères, aussi désintéressés que je l’imaginais alors. Bien sûr, je t’ai vue plus tard, te préparer pour une autre soirée, sans moi, avec un autre, qui n’eut pas lieu si j’en crois ce que tu m’as dit ensuite. Mais ces détails là, je les abandonne, je ne garde que ce que j’ai envie de conserver de toi. Ce fut une de ces soirées que l’on n’oublie pas, une de celles qui peuvent changer le cours d’une vie même si celle là n’a fait que détourner, un temps, celui des nôtres en les rapprochant, elles qui n’avaient rien en commun, elles que tout éloignait. Tout, sauf une circonstance que nous connaissons et qu’il n’est pas besoin de dire encore.



Cette nuit, nous le savons bien tous les deux, l’amour n’était pas invité. Ce n’est qu’ensuite qu’il est venu nous rejoindre, par effraction, poussé par d’autres hasards, d’autres coïncidences que nous n’avons pas cherchés. Nous eûmes les gestes de gens qui s’aiment, ce n’était qu’un jeu auquel il nous plaisait sans doute de nous laisser prendre. La tendresse ne nous rejoignit que plus tard et il me plait de penser qu’elle, au moins, est restée.



Il n’y aura plus d’autre nuit, cela aussi nous le savons depuis longtemps, toi comme moi. Je l’ai regretté, je me suis habitué et maintenant, je sais que c’est ainsi, que c’est mieux ainsi.



Tu as probablement eu d’autres soirées comme celle là, au moins une. A vrai dire, mon seul grand regret, c’est de n’avoir pas pu t’en offrir une autre où j’aurais, à mon tour, tout organisé, où tu te serais laissée conduire, doucement, vers la volupté.



Cela n’est pas arrivé. Bientôt, c’est seul que je penserai à cette nuit du mois de mars, il y a un an. Ce jour là, bien sûr, je t’aimerai.



Partager cet article
Repost0