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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 07:58

 

 

Lundi c'est l'espoir

Ephémère et illusoire

De juste te voir

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 06:39

 

Mars est revenu, il fallait s’y attendre. Depuis un moment, les jours étaient plus longs et, trompeurs, moins froids aussi. Quelques fleurs au jardin s’étaient montrées. Les crocus affichaient fièrement leurs corolles jaunes, violettes ou blanches tandis que les tulipes se contentaient d’envoyer en éclaireur une point verte.



Mars, ce pervers, est là. Bientôt, les soirées seront longues. Bientôt quelques journées seront assez douces pour être qualifiées de printanières.



Mon cœur restera en hiver. Il n’aura pas de raison de se réjouir. Il ne fêtera pas le retour de mars qui le renvoie à un mars d’une autre année où il retrouvait sa jeunesse et tremblait pour une belle diablesse qu’il découvrait, qui le ferait rêver quelques semaines, à peine quelques semaines.



Mon cœur restera dans son sarcophage, sans espoir, sans fête capable de le ramener à la vie. Il est mort de n’avoir pas su vivre quand un autre mars a semé un espoir qu’il n’a su laisser venir.



 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 10:38

 

Tout est au point mort, rien n’avance. Aucun de mes trois longs textes, romans s’il faut les qualifier, n’a changé depuis des semaines. Souvent, j’en ouvre un, il m’arrive d’y faire quelques retouches, mineures. Cela ne compte pas.

 

Il faudrait être heureux, ou désespéré, je ne suis que morose. Le souffle manque. J’arrive tant bien mal, plutôt mal, à exprimer ce spleen par de petits textes, par un méchant coup de gueule ailleurs. De temps en temps, je lis un texte qui me plait mais au lieu de me donner plus d’énergie, il m’enfonce encore en me montrant à quel point je suis incapable, moi, d’écrire quoi que ce soit qui ressemble à ce que j’aime trouver, écrit par d’autres inconnus qui ont juste envie de s’exprimer et de partager.

 

Mars est là. Il ravive quelques souvenirs troublants et déchire quelques blessures que je croyais bien guéries, ou au moins assez refermées pour ne plus risquer la gangrène.

 

Dois-je espérer le désespoir ?

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 07:10

 

Qu’est ce qui m’a pris d’écrire cela, et surtout de l’afficher ici ? Sans doute ai-je eu besoin, ai-je et aurai-je besoin de vider ce cœur qui s’épuise à combattre sans plus d’espoir, ni d’un côté ni de l’autre, le silence et la colère de deux absentes. Et encore, si seulement ce pauvre cœur pouvait trouver un réconfort ailleurs, par le succès matériel mais là aussi rien ne va. Alors il reste les mots.



Et les mots des autres qui souvent me disent leur souffrance intérieure. Nous voilà bien avancés entre éclopés du cœur et du reste.



Je continue pourtant d’aligner les miens, de tisser sans but ce que personne ne lira vraiment. Cela m’importe peu, les mots doivent sortir de mon esprit torturé. Ils ne me soulagent guère, malgré l’évasion qu’un instant ils offrent mais si je ne les libérais pas, ce serait pire.



Pardonne moi donc, lecteur de fortune, envoyé ici par l’hypertexte exquis de dire sans plus de pudeur que j’ai mal et que les phrases que tu lis ne sont que mon sang déjà coagulé.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 16:48

Elle est sobre, monochrome. Juste quelques mots sur un fond rouge. La couleur n’a pas été choisie au hasard. Elle attire l’œil vers les mots que l’on veut montrer.

 

Portes blindées.

 

La peur est la maîtresse de la ville, chacun doit avoir peur, s’enfermer derrière de lourdes portes. Blindées. Et il doit barricader son cœur aussi, le cacher, l’isoler par de pesantes certitudes. Blindées. Avoir peur, peur de l’autre, peur de l’inconnu.

 

La peur est l’amie de tous les despotes. Potentats réels ou seulement en devenir, ils aiment la peur des autres. Celles qui fait d’eux des sauveurs. Il n’est besoin d’aucune menace réelle, le tyran n’a qu’à y faire croire.

 

Blindées, inviolables, les portes sont là. Que chacun se replie encore un peu plus chaque jour sur lui, qu’il ignore le monde, qu’il s’enferme, qu’il enferme son esprit, cet attribut inutile de l’homme. Penser, quelle bêtise ! Quel gaspillage !

 

L’homme qui pense est perdu, inutile. Il ne produit ni ne consomme.

 

Tandis que protégé par une porte blindée, il peut voir ce que l’on a prévu pour lui et ignorer les dangers du monde.

 

Qu’il est effrayant le sourire des passants inconnus.

 

Heureusement, une porte blindée peut nous éviter de l’apercevoir.

 


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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 06:36

 

La rue est là, immobile, j’y suis revenu.



La rue connaît le froid, elle m’y a surpris plus d’un matin, elle m’y a saisi certains soirs. La rue connaît la chaleur d’août aussi, quand les feuilles de ses arbres n’arrêtent pas assez le soleil, celui qui brûlait l’amant qui attendait encore celle qu’il aimait, tant qu’il en avait la patience, jusqu’au jour il regarda la rue qui l’enveloppait et les séparait, quand la femme et sa rue ne furent plus unis que dans un souvenir où le rêve de ce qui n’a pas été et aurait pu être, remplace peu à peu ce qui fut.

 

 

Revoir la rue, et souffrir en silence, se contenter de glisser quelques mots que personne ne lira, et surtout pas celle qui faisait de cette rue ordinaire un paradis étincelant dans une nuit d’hiver pareille à celle où cette fois pourtant, la rue est terne, la rue est morne, la rue ne rit plus.



Rejoindre encore la rue, mais plus celle par qui elle était. La rue n’est plus.



A quoi bon encore marcher dans cette rue quand elle ne mène plus à rien. Elle était une avenue brillante, elle n’est qu’une impasse mal éclairée, sale et mal famée. Je pourrais encore pousser cette grille noire et tenter de retrouver la lumière. L’amour n’y ouvre plus. Le cœur est sec. Les yeux aussi.

 

A quoi bon. A quoi bon.

 

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 10:01

 

J’ai encore un autre blog ! Celui-là, il n’est pas question d’en donner l’adresse ici, et donc aucun lien ne sera ajouté. Je l’ai ouvert à cause d’autres soucis que je n’ai pas envie de relier à l’activité qui est la raison de celui-ci, et de l’autre, le premier. Pourtant, sans m’en rendre compte, j’ai repris là-bas aussi cette habitude d’écrire.

 

Je pensais sur ce blog dont je voudrais éviter de trop parler donner quelques conseils à ceux qui se trouveraient dans une situation semblable à la mienne. Mais voilà que dès les premiers posts, je me suis mis à écrire de petits textes, créant même des personnages inspirés de la réalité certes mais réduits à ce qui m’importe. Je leur donne des noms, Piroulet, Fontemaur qui n’obéissent à aucune logique, sauf celle de mots qui défilent au moment où je cherche à les désigner. D’autres viendront.

 

Chaque nouvelle touche s’ajoute et compose petit à petit une histoire qui prend une forme plus romanesque alors que je pensais livrer un témoignage brut. Qui sait, un jour tout cela reviendra peut-être ici. Quand j’en serai sorti, car si cette page maudite n’est pas tournée, je n’y arriverai pas.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 06:37

 

A quoi bon raconter des états d’âmes ? Si seulement j’étais poète, je les sublimerais et d’un rien endormi je ferais un astre dont personne, et certainement pas moi, ne saurait plus se détacher. Je ne suis rien, je n’arrive même pas à être un écrivaillon poussif. C’est à peine si j’ai su trouver quelques haïkus malingres. J’ai fondé tant d’espoir sur ces romans mais je m’essouffle avant d’arriver à exprimer ce qui m’a fait les commencer. Dépasser la vingtième page est si difficile.



Oui, à quoi bon encore écrire ainsi, j’ai un autre blog pour les petits billets qui me font tenir. Ici, je n’ai pas besoin d’ajouter un article chaque matin, ni chaque semaine d’ailleurs. Peut-être arrivera-t-il que j’y vienne souvent. Pas en ce moment. J’ai envie, mais çà ne vient pas. Les phrases commencent puis elle repartent, se cachent pour que je les oublie et gagnent ce jeu.



Ici, je voudrais que l’on trouve des textes que j’aimerais, que j’aurais fait. Mais mon cœur est trop vide et trop lourd pour me le permettre. Je dois ressusciter d’abord.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 07:11

 

Il est temps de faire le point. J’ai donc trois romans sur lesquels il m’arrive de travailler. D’abord, il y a « Addiction ». A la fin de l’été, je l’ai cru terminé, j’ai même été assez présomptueux pour l’envoyer à un éditeur, un seul, qui a dû pester en découvrant ce texte mal ficelé, pas mieux écrit que la palanquée de mauvais textes que quelqu’un doit malgré tout parcourir. Non seulement, je l’ai envoyé mais j’ai créé un blog pour le diffuser sur internet. Ai-je cru à l’intérêt de ce texte ? En réalité non, mais je devrais m’en libérer, après l’avoir écrit déjà pour me libérer d’un sentiment que je savais toxique et qui ne m’a jamais totalement lâché. Je voudrais le reprendre de l’extérieur, en m’éloignant beaucoup plus de la réalité qui me l’a inspiré et dont je me suis aperçu, en lisant mon texte, qu’elle avait été assez peu fidèlement transcrite. Des évènements importants sont absents, d’autres, inventés ou très modifiés, prennent une place exagérée. Et surtout, l’essentiel du roman est hors sujet : je voulais montrer une addiction et la rédemption, je me suis focalisé sur un amour sorti d’une histoire sordide dont beaucoup penseront qu’elle l’est restée. Ils ont tort mais j’ai trop mal écrit pour les convaincre. Je ne sais pas si je vais encore reprendre « Addiction », et je ne sais pas non plus si je vais publier d’autres passages. Je souffre encore de tout cela malgré le temps qui passe.

 



Ensuite, que faire de ce « Crime passionnel » ? Il n’est pas terminé, le sera-t-il un jour ? Il s’est enlisé dans une quête sans fin au point qu’à un certain moment, j’ai pensé qu’il fallait l’arrêter, ne pas finir l’histoire qui en réalité n’a pas d’importance, laisser l’éventuel lecteur imaginer la suite, car l’essentiel était dit. Lui aussi, je l’ai relu ces dernières semaines et ce ne sont pas que des petits défauts que j’ai trouvés. J’ai manqué de rigueur en voulant écrire sans plan, sans règle. Et je me suis trouvé à répéter des situations, des phrases entières. Il faut reprendre et corriger tout cela. Mais ce ne serait rien : je me suis perdu dans des voies improbables et peu crédibles qui prennent trop de place et m’ont distrait de ce que je voulais dire et montrer. Le début me plait assez, quelques passages aussi, mais beaucoup trop de pages sont ennuyeuses. Je vais sans doute le laisser vieillir un peu, l’oublier et y revenir quand je me sentirai prêt.



Enfin, un roman nouveau s’est emparé de moi. C’est une idée qui m’est venue et qui m’a obligé à écrire une dizaine de pages qui sont le début d’une histoire. Je n’en dirai guère plus ici, car rien ne prouve que ces premiers paragraphes auront une suite. Je l’évoque pourtant, comme pour me pousser un peu plus à avancer.



Voilà pour les romans. Après, il reste les petits morceaux. Quelques haïkus, en rafale ou isolés. Cela vient sans que je sache ni pourquoi ni comment. Parfois, cela me prend et puis il peut se passer des semaines sans qu’il ne se passe plus rien.



Et puis, il y a mes petits billets, sur le blog, l’autre. Ceux là aussi sont envahissants et puis, au gré des évènements, et des humeurs, ils tombent tous les jours ou plus rarement.



Sous une forme ou une autre, il faut bien écrire, n’est-ce pas ?

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 13:11

 

Ecrire est nécessaire, mais est-il indispensable de publier, sous une forme ou une autre quand on n’est pas soi-même convaincu de la qualité de ce que l’on produit ? J’ai ouvert mon autre blog pour publier un roman dont aujourd’hui je ne sais plus trop ce que je dois faire, le lien est là, sur la droite de ce texte.

 

Ensuite, j’ai créé ce blog ci en pensant y mettre ce que j’écrirai d’autre. Seulement, ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’à force de publier des billets sur le premier blog, il ne me resterait ni temps, ni surtout énergie, pour celui-ci. Alors il vivote.

 

Comme mes autres écrits en cours de rédaction… Le « Crime passionnel » est au point mort depuis des semaines. Et que dire de cet autre roman, commencé sur une idée qui m’a traversé et qui reste lui aussi là où je l’ai laissé, y ajoutant à peine quelques mots de temps en temps.

 

Pourtant, il m’est impossible de ne pas écrire.

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