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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 06:42

http://a407.idata.over-blog.com/1/07/02/59/Photo-coucou-haiku/2013/Biquette-Eliane.jpg

 

 

 

 

La biquette règne

Et gouverne le monde changeant

Perchée sur son trône

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image bicolore

De l'ancêtre de Guangzhou

Descendue du ciel


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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 06:09

Thème la grenouille

 

http://a401.idata.over-blog.com/1/07/02/59/Photo-coucou-haiku/2013/Grenouille-07.jpg

 

 

 

Réécriture du classique :

 

Un viel étang

une grenouille plonge

un ploc dans l'eau!

 

Quel exercice !

 

 

 

 

 

 

 

 

Une tache noire

Un trait dans le ciel qui plonge

Voilà l’hirondelle

 

Points noirs au marais

Dans l’eau verdâtre s’agitent

Pressés de bondir

 

 

 

Minérale grenouille

Attend le ploc dans l’étang

Vieux rêve sans plongée

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:33

 

 

Matins brumeux d’une ville du nord

Vous n’êtes plus qu’un souvenir

Mais vous ne pouvez pas finir

Si je vis vous vivez encore 

 

Résonne toujours le carillon

D’un air puissant à toutes les heures

Le demi le quart petit bonheur

Il se répète à toutes saisons

L’été seulement c’est le concert

Blanches noires ou rondes et doubles croches

S’envolent en chœur depuis les cloches

Du beffroi qui cache l’amer

 

Géant d’osier chante en juillet

Un rigodon pour le Binbin

Qui louche même au delà du vin

Qui se perd quand il est mouillé

Parfois c’est l’automne qui revient

Alors on chasse le chagrin

Du vieux Gayant dont le destin

Est d’oublier le mal le bien

 

L’ennui se perd sur les terrils

Avec l’écho de nos beffrois

Abandonnés seuls dans le froid

De ces matins d’été transis

Une ville du nord tarde à mourir

Debout et fière du temps morose

Où elle narguait la silicose

Sans la guérir sans la guérir

 

Grand-père je t’ai retrouvé

Sur l’escalier que nous montions

Rouge comme les briques de nos maisons

Grand-mère ton âme m’a repêché

Vous êtes partis bien sûr je sais

Depuis longtemps ch’gardin grin d’dint

Est votre hiver sans un matin

Mais vous vivez si j’ai rêvé

 

Matins brumeux d’une ville du nord

Vous n’êtes plus qu’un souvenir

Mais vous ne pouvez pas finir

Si je vis vous vivez encore 

 

MatinBrogneUsines

 

PS: ça a été écrit vite fait ce matin dans le métro, et si quelqu'un veut y mettre une musique, c'est venu comme une chanson.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 06:09

Thème: que d'eau que d'eau

 

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L'arbre s'est noyé

Se mire dans la flaque immense

Où est la grenouille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel vilain printemps

Dans l'eau se mire le coucou

Ecoutant le floc

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 06:39

Il faut prendre notre mai en patience ! Bien sûr, les marchands de parasols font grise mine, sans doute rejoints par ceux de barbecue et de saucisses. Mais pensons donc à ceux qui vendent des parapluie. Et n’oublions pas les bouchers qui d’habitude à cette saison ne savent plus comment se débarrasser de ce qu’il est convenu d’appeler les « bas morceaux ».

 

 

Allons, ne soyons pas si pressés de faire griller une côte de bœuf ou un travers de porc au grand air. Attendons pour laisser presque brûler quelques pommes de terre dans la braise. Et retournons en cuisine, sortons les marmites et ne délaissons plus ni le gite, ni la macreuse et encore moins la joue de bœuf ou bien entendu sa queue tout aussi indispensable à un bon pot-au-feu ! Avec un peu de chance, on trouvera au marché quelques navets nouveaux que l’on évitera de laisser trop cuire si l’on veut les retrouver entiers.

 

 

J’aurais pu en faire une chanson, mais ce n’est pas venu comme ça. Alors ça en restera là.

 

 

Prenons notre mai en patience.


Henry IV et la poule au potOu une poule au riz, bien sûr.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:29

Il y a quelques années, Georges Moustaki écrivit une chanson. Il m'apprit à cette occasion, à moi et à beaucoup d'autres, l'existence d'un petit ouvrage que tout le monde devrait avoir lu et dont il existe aujourd'hui de nombreuses versions librement accessibles puisqu'il est assez ancien pour être dans le domaine public.

 

Je voudrais rendre grâce a celui qui peut-être
A été mon premier et mon unique maître
Un philosophe mort voici quelques décades
Mort de son propre choix ni trop vieux ni malade

Il n'était pas de ceux qui entre dans l'histoire
Nous sommes peu nombreux à servir sa mémoire
Il ne se posait pas en saint ou en prophète
Mais cherchait avant nous le bonheur et la fête

Il rêvait d'une vie que l'on prend par la taille
Sans avoir à la gagner comme une bataille
Nous disait que la terre était pleine de fruits
Et de pain et d'amour et que c'était gratuit

Il parlait de ne plus jamais plier l'échine
Ni de se prosterner devant une machine
Il souhaitait pour les générations futures
De ne souffrir jamais d'aucune courbature

Sans vouloir enseigner sa parole était claire
En cela peut-être elle est révolutionnaire
Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse
Qui ne nous arrivait ni d'Orient ni de Grèce

Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse
Qui ne demandait que le droit à la paresse

 

Le texte de Georges Moustaki, lui, n'est pas dans le domaine public. M Nègre va-t-il faire une jaunisse si jamais il découvre que ce texte, hautement subversif, circule ainsi. 

 


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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 06:09

Thème : on chine au vide grenier

 

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Quiconque aime la chine

Au temps du nettoyage

Cherchera bonne pâte

 

Près du débarras

Chiner au temps des cerises

Trouver un trésor

 

 

 

 

 

 

 

Les amis de Georges

Trouvèrent une guitare

Et s’enfuirent au ciel

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 14:43

Le jeune facteur est mort
Il n'avait que dix-sept ans

L'amour ne peut plus voyager
Il a perdu son messager

C'est lui qui venait chaque jour
Les bras chargés de tous mes mots d'amour
C'est lui qui tenait dans ses mains
La fleur d'amour cueillie dans ton jardin

Il est parti dans le ciel bleu
Comme un oiseau enfin libre et heureux
Et quand son âme l'a quitté
Un rossignol quelque part a chanté

Je t'aime autant que je t'aimais
Mais je ne peux le dire désormais

Il a emporté avec lui
Les derniers mots que je t'avais écrit

Il n'ira plus sur les chemins
Fleuris de roses et de jasmins
Qui mènent jusqu'à ta maison
L'amour ne peut plus voyager
Il a perdu son messager
Et mon cœur est comme en prison

Il est parti l'adolescent
Qui t'apportait mes joies et mes tourments
L'hiver a tué le printemps
Tout est fini pour nous deux maintenant

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 06:09

 

 

M’a-t-on fusillée pour l’amour de la liberté ou celui des allemands ? Ou pour l’illusion d’avoir vécu ?

 

Longtemps, je regardais avec crainte les camions militaires, encore nombreux, qui circulaient dans les rues que je fréquentais, à vélo souvent, dans cette ville au passé perdu qui était aussi et encore une ville de garnison, longtemps après avoir perdu ses remparts, ses forts et son importance stratégique. J’aurais pu me méfier des camions militaires comme des autres qui, lancé à trop vive allure, menaçaient le pauvre cycliste qui se rangeait comme il pouvait. Mais c’était autre chose, cela renvoyait au-delà de ma conscience, à une vie antérieure.

 

Les âmes existe-t-elles ? Reviennent-elles errer encore là où elles ont été ? Tout porte à croire que non, tout porte à croire que la fin est vraiment la fin, sans retour. Et pourtant, je craignais les camions militaires. Mais ces camions, je ne les reconnaissais pas, ceux que je voyais n’étaient pas ceux qui m’imprégnaient. Les âmes changent peut-être d’époque et de lieu. Pour le temps, cela ne pouvait être bien ancien puisqu’il y avait ces camions. Mais pour le lieu, tout était ouvert : le monde se relevait à peine d’une époque de terreur et si mon âme avait connu un corps quelques années plus tôt, ce pouvait bien être fort loin de cet endroit où les camions militaires m’inquiétaient.

 

M’avait-on vraiment fusillée ? Je le saurai peut-être au prochain passage s’il en est un.

 

Montvalerienclairière
Clairière des fusillés au Mont Valérien
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 06:09

Ce gamin assis face à moi me donne la nausée. Comme tous ceux de sa génération, il porte des écouteurs, ou plutôt un casque qui diffuse une musique que je n’entends pas cette fois car la marque de cet appareil, bien visible, montre à la fois que le son doit être de bonne qualité technique et que le jeune homme est de bonne famille.

 

Il arbore fièrement la marque de son université « Léonard de Vinci » sans même se rendre compte qu’elle est une insulte à la mémoire du génie de la Renaissance. Car s’il me donne la nausée, ce jeune type qui pourrait n’être qu’ordinaire, c’est à cause de ce qu’il lit. Il pourrait avidement dévorer du Dostoïevski, ou se reposer sous « un ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle », ou même apprendre les rudiments de l’économie de marché en lisant « Obelix et Compagnie ». Mais non, il a dépassé ce stade, il est plongé dans un ouvrage épais de plusieurs centimètres qui traite de « futures » et autres outils de la spéculation financière. Monsieur a un rêve : être « trader ».

 

Et c’est pour cela qu’il me donne la nausée. Monsieur méprise probablement ces morts errants qu’il rencontre pourtant, forcément, et qui réclament de leur antienne anonyme l’aide de tout un chacun en expliquant qu’ils sont au choix handicapés, victimes d’un plan social, séparés avec leur petit enfant à charge ou que sais-je encore. Monsieur le futur trader est au dessus de cela.

 

Les formules mathématiques que j’aperçois sont très complexes, les comprendre requiert une capacité comparable à celles qui sont nécessaires pour construire un pont sans qu’il s’effondre, pour analyser les flux atmosphériques et prévoir correctement le temps, pour identifier la façon dont un virus s’attaque au corps humain et le détruit. Oui, ces formules mathématiques ont besoin d’une intelligence sinon supérieure du moins agile et performante.

 

Seulement, le but de cette intelligence là n’est pas de créer, de guérir, d’améliorer le vie et le sort de l’humanité, non, il s’agit juste de mettre au point et de faire fonctionner des algorithmes permettant de capturer la richesse en détournant les flux financiers de leur rôle. Le trader ne crée aucune richesse : il ne fait que développer la captation de celle qui est créée ailleurs, au profit de quelques- uns.

 

Voilà pourquoi ce gamin ne donne la nausée. Il est le produit d’une société où l’individualisme écrase tout, où on peut avoir pour idéal de s’enrichir par n’importe quel moyen, fût-ce au prix de la misère accrue de tous les autres.

 

Qu’est donc cette société qui crée des morts errants pour permettre à quelques-uns de se vautrer dans le luxe. Qu’est donc une société qui mobilise les plus belles intelligences non pour créer, non pour améliorer la vie mais pour améliorer les méthodes de captation de richesse permettant à quelques proxénètes qui pratiquent de plus l’exil fiscal de s’enrichir encore.

 

Et qu’est donc une société qui insulte Léonard de Vinci en osant donner son nom à une officine qui enseigne ce modèle de prostitution des cerveaux ?

 

 

Etudes turbulences - Léonard de Vinci
Les turbulences,
bien complexes et étudiées par Léonard,
seraient incomprises si les cerveaux s'étaient,
dans le passé,
vendus à la captation de richesse
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