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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:09

Petite contribution au coucou du Haïku de ce vendredi sur le thème : Au soleil de mai (robiniers.

 

Et comme un robinier est le plus vieil arbre de Paris:

 

http://a395.idata.over-blog.com/1/07/02/59/Photo-coucou-haiku/2013/robiniers-600X450.jpg

 

 

 

 

 

 

Quatre cents printemps
Du haut de ces robiniers
S'offrent aux rêveries

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 06:09

Pou

Le foule m’écrase, je ne suis qu’un pou. Le bruit m’oppresse de ses phrases qui n’ont aucun sens, probablement pas même pour ceux qui les lancent. Visages inconnus, croisés peut-être hier sans laisser le souvenir que gravent les rencontres. Les gens. Nous sommes les gens, nous nous ignorons le matin comme le soir.

 

La lumière des néons donne un teint livide à ces visages qui ne cherchent guère celle du jour, trop chère, trop réservée. De la musique, un livre ou plus sûrement un journal jetable permet à chacun de s’isoler. Moi, j’aligne des mots sans sens.

 

Il serait temps que cela finisse. Il faudrait retrouver l’odeur de la terre pour remplacer celle des souterrains. Vivre enfin.

 

 


Flying Flea G-ADMH

Pou du ciel (1935)

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 10:55

« Ce que vous avez écrit là est très différent de vos autres textes » me dîtes-vous. Certes, cela ne ressemble pas tant que ça à ce que vous avez lu et que d’autres ne trouveront plus ni ici ni ailleurs. Et ce n’est pas non plus bien proche de ce qui reste accessible et fut pourtant inspiré par le même état.

 

Ma divagation andalouse survint, par coïncidence ou par nécessité, à la date anniversaire d’une autre fête, que j’évoquai dans cette promenade, et qui fut l’origine d’autres écrits aujourd’hui sagement rangés loin des yeux curieux qui ne les comprirent pas et de ceux autrement tournés qui ne les reçurent pas. Cette Andalousie lointaine et mystérieuse, c’est vous bien sûr, et cette colline ressemble trop à cette partie de vous que l’on désire et que je ne caresserai pas puisque vous êtes et devez être inaccessible.

 

Les mots sont un exutoire, ils calment cette agitation qui échauffe trop les sens. Vous ressemblez à celles qui furent l’instrument d’un vice qui m’oppressait et me rongeait jusqu’à ne laisser qu’une charogne putride incapable de vous séduire. Vous n’êtes ni la sœur ni la fille de ces belles oubliées qui furent compagnes d’un instant ou parfois d’une plus longue route et qu’il n’était pas besoin de courtiser puisqu’il suffisait de respecter quelques règles connues de nous. Etes-vous différente de toutes celles-là ? Il me plait de le penser et d’espérer de vous le don de l’esprit, tellement plus précieux que le corps.

 

Pourtant, je vous retrouve dans ces fanges où parfois d’autres surgirent. Etes-vous, encore, un de ces diamants qui attendent dans leur écrin rouillé ou n’êtes-vous que pacotille présentée en un joli paquet orné de paillettes qui n’ont en commun avec l’or que de briller, de loin. Qu’allais-je traîner dans ces bouges sordides où vous non plus n’aviez rien à faire, à moins que nous n’y allions tous deux rejoindre notre destinée contre laquelle il n’est pas besoin de lutter puisque nous sommes vaincus d’avance.

 

Alors, tant qu’à être perdus, perdons nous ensemble.

 


 

 

 

http://media1.voyages.woopic.com/medias/images/voyager-en-images/normales/campofrio-andalousie-espagne-europe_89162.jpg

Bis repetita

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:04

C’est la saison ! Pas celle des cerises, pas encore puisque le printemps est maussade, celle des examens, celle qui revient à date fixe imperturbablement qu’il fasse beau, qu’il fasse mauvais, que mai tourne en pluviôse ou anticipe thermidor.

 

Depuis quelques jours, des groupes de jeunes gens, bien calmes, bien propres, ont envahi les rames de trains de banlieue et de RER. On les reconnaît facilement : ils ne savent pas bien si l’arrêt où ils vont sera marqué, et s’en inquiètent. Ils ne ressemblent guère aux usagers habituels, plus jeunes, moins endormis dès le matin aussi. Et puis, on les entend parler. Ils commentent ces épreuves, ce qu’ils ont raté, ce qu’ils ont réussi, du moins de la façon dont ils le ressentent et parfois ils s’aperçoivent que peut-être ce n’est pas aussi bon, ou aussi mauvais. Et ils s’interrogent sur l’avenir : pas tellement sur le chômage qu’on leur promet d’éviter dans ces écoles souvent à but fort lucratifs qu’ils fréquentent mais plutôt sur la suite de leurs études, sur l’inscription pour l’année prochaine.

 

La mode en ce moment, c’est l’alternance. A première vue, tout le monde est gagnant : l’étudiant prend contact avec ce monde du travail qui sera celui de ses quarante prochaines années et l’entreprise, qui doit en principe lui transmettre un savoir-faire à défaut de savoir tout court, reçoit un salarié assez bon marché qu’elle a tout loisir de tester avant, si vraiment cela en vaut la peine, de l’embaucher. Mais évidemment, les margoulins de la formation privée se sont introduits là dedans et ce que l’on entend dans ces trains n’est guère réjouissant. Telle « école » réclame des frais d’inscription élevés, des chèques de caution en arguant que l’entreprise va les payer et que ce n’est que dans le cas, annoncé improbable, où finalement l’étudiant ne trouverait pas cette entreprise que cet argent lui serait réclamé. Pourtant ces étudiants savant bien quelle est la réalité : ces officines à but lucratif déploient peu d’efforts pour « placer » leurs élèves, puisque cela n’est en réalité pas leur objectif et que seul compte leur résultat financier. Bien sûr, certains organismes sont sérieux et beaucoup d’étudiants sont très satisfaits d’avoir opté pour cette alternance qui leur assure à la fois une formation reconnue, une expérience qui leur permettra de trouver plus facilement un vrai boulot, mais aussi un relatif confort matériel, même si pour l’instant, dans le train qui les conduit au centre d’examen, le confort est plutôt celui d’une boîte de sardines.

 


 

Rainier Cherries

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 06:09

http://a401.idata.over-blog.com/1/07/02/59/Photo-coucou-haiku/2013/Peniche-evajoe.jpgLa péniche!

 

Cette fois, je vais avoir du mal à jouer de l'éphémère. Le bateau, c'est moi. D'ailleurs, j'avais, voici quelques semaines publié un post titré "Bateau". C'est dire.

 

 

Bateau de labeur

Sur nos canaux tu glissais

Sans plainte de nos cœurs

 

 

 

 


Bateau de plaisir

Sur la rivière estivale

Tu es un loisir

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 06:09

C’est le nouveau fantasme sécuritaire à la mode, ça s’appelle l’imprimante 3D. Peut-être devrais-je commencer par dire ce que c’est car tout le monde ne le sait pas forcément. Le terme d’imprimante est un peu abusif car cet appareil fabrique des objets en volume et non un dessin sur une feuille ou sur quelque support que ce soit. Techniquement, ça rappelle un peu les imprimantes dites « à jet d‘encre » que bien des gens utilisent, ou la poche à douille qu’on utilise en pâtisserie. D’ailleurs, cette dernière comparaison est plus appropriée puisque le pâtissier l’utilise pour construire des volumes. L’idée est simple : une réserve de matière et un conduit, une buse, permettant de guider l’envoi de cette matière où l’on veut.

 

Bien sûr, l’imprimante 3D exploite les ressources du logiciel et permet de reproduire un objet à partir de sa modélisation, de son plan donc, suivant des normes que la machine comprend. Elle propulse dans l’espace un jet de matière plastique qui se solidifie et prend, par accumulation, la forme que l’on veut. C’est même un peu plus subtil que cela puisqu’on peut utiliser plusieurs matières, comme par exemple un composé soluble que l’on fera disparaître un peu comme dans la technique de la cire perdue pour les sculptures en  bronze.

 

En quelques lignes, difficile d’en dire plus. Ça deviendrait vite rébarbatif et de toute manière, il existe sur le web bien des articles décrivant cela d’une façon beaucoup plus précise et juste que je ne saurais le faire. Et puis, ce n’est pas pour ses prouesses technologiques que je voulais en parler.

 

Oui, l’imprimante 3D est le nouveau fantasme sécuritaire qu’on commence à voir sortir dans les gazettes. C’est que, grâce à elle, et pour un coût assez abordable, tout un chacun va pouvoir transformer son garage en manufacture d’armes ! Et ça ne vous rappelle rien ? Moi, ça me fait penser à ce que j’entendais il y a maintenant près de 20 ans, quand internet commençait à peine à sortir du milieu de l’informatique. Que n’a-t-on entendu à son propos : repaire de criminels, de pornographes, de pédophiles, de tout ce qui pouvait faire horreur au grand public. Ceux qui agitaient ces idées rétrogrades n’ont pas empêché internet de se répandre et de devenir ce que nous connaissons. A vrai dire, je pense qu’ils ont assez retardé son évolution pour en reprendre largement le contrôle et en faire ce magma commercial qui n’a plus grand-chose à voir avec ses débuts.

 

L’imprimante 3D peut devenir un outil bon marché permettant à chacun de fabriquer à peu près n’importe quoi. Certes aujourd’hui c’est en plastique, mais il faut comprendre que derrière ce mot, se cache une réalité bien différente des idées reçues. On fait par exemple des avions « en plastique » de nos jours, et ils sont plus solides que ceux en métal. Il est vrai qu’alors, on parle plus facilement de « fibres carbones » que de plastique.

 

Et fabriquer n’importe quoi chez soi, on peut comprendre que cela dérange certains intérêts qui savent par ailleurs très bien utiliser leur pouvoir pour influencer les évolutions de la société et les retarder le temps qu’ils les absorbent et les retournent à leur profit. L’imprimante 3D, c’est la fin de l’obsolescence programmée ! La fin de ces appareils fort cher que l’on jette parce que la pièce qui permettrait de les réparer, qui ne coûterait presque rien pourtant, n’est « plus » disponible.

 

L’imprimante 3D n’est pas plus une machine à fabriquer des fusils d’assaut qu’internet n’est un repaire de criminels. Dans les deux cas, ce sont des dérives qui existent mais pas du tout la voie principale.

 

 

IORDbot quantum

Imprimante

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 06:09

Ah, cette "Hyacinthoides non-scripta" que l'on connait aussi sous le nom de jacinthe des bois, voilà un bon moment qu'elle était au stade "brouillon". Pour moi, c'est une tutelotte.

 

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur elle, tutelotte ou jacinthe des bois, le lien ci-dessus dira tout. D'autres pourront chercher un peu et se rendront compte que je ne suis pas seul àgarder dans mon cœur une place à part pour cette fleur sauvage, puisque Marguerite Yourcenarelle-même y était attachée.

 

TutelottesMarchiennes Avril96

 

 

 

Au mois de mai, dans les bois, les promeneurs cherchent le muguet et bien souvent repartent avec des bouquets bleus. J'ai lu récemment que l'espèce était protégée dans certaines zones. Cela me paraît étrange tellement je garde le souvenir de son abondance dans les bois. Il n'était d'ailleurs pas rare que, par maladresse, nous arrachions le bulbe et qu'au retour nous repiquions les tutelottes ainsi ôtées à leur forêt dans le jardin. J''en ai même gardé un temps quelques pieds sur une terrasse.

 


La tutelotte ne doit pas être confondue avec une jacinthe, ce bulbe que l’on force à fleurir en hiver pour décorer les tables de réveillon. La tutelotte, elle, n’appartient à personne et si elle accepte d’être parfois cueillie, c’est sans doute pour que les maladroits l’emporte conquérir de nouveaux espaces.

 

 

 

Au printemps, elle couvre les sous-bois d’un tapis bleu. Cela ne dure que quelques semaines, mais le souvenir reste et même si les années passent et si l’on ne retrouve plus ces chemins familiers qui parfois finissaient dans une mare, les tutelottes sont toujours là.

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f1/Bluebells-2005-05-02-1.jpg/320px-Bluebells-2005-05-02-1.jpgTapis de tutelottes (source Wikipedia Commons)

 

Au bois des anciens

Le tapis de tutelottes

Annonce les beaux jours

 

Ah oui, cela aurait pu être un sujet pour le vendredi


 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 06:09

Naître, mourir. Voilà ce que nous avons tous en commun, mais entre les deux ?

 

Que reste-t-il ? L’amour est vague, est-il en vie seulement. Mourir, mais à quoi bon ? Si encore mourir donnait l’espoir mais la vie est ingrate comme la mort. Mes vies antérieures se sont évanouies, je n’ai plus peur des camions militaires. D’ailleurs, il n’y en a plus.

 

M’a-t-on fusillée pour l’amour de la liberté ou celui des allemands ? Ou pour l’illusion d’avoir vécu ?

 

Dans cette vie ci, les illusions se sont perdues. Il ne reste qu’une femme si belle sur un quai de gare, inconnue évanescente, aperçue et aussitôt perdue, comme la vie qui fuit.

 

 

 

Bundesarchiv Bild 146-1971-083-01, Frankreich, französische Flüchtlinge

 

 

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 06:09

http://a403.idata.over-blog.com/1/07/02/59/Photo-coucou-haiku/2013/Boudha.jpg

Parfois, en découvrant le thème et l’image de notre rendez-vous du vendredi, je me demande ce qui a bien pu pousser l’un de mes camarades de jeu à le proposer. Cette fois, j’ai été particulièrement perplexe. Drôle d’idée, drôle d’image. Bien sûr, le haïku vient d’Asie mais est-il raisonnable d’utiliser une image que d’aucuns jugeront sacrée pour cet exercice qui somme toute n’est qu’un jeu ? Certes, nous sommes imbibés de siècles d’un rapport européen au sacré, tellement fort que nos révolutionnaires en ont fait un symbole à abattre en détruisant des églises et les statues qui les ornaient. D’autres formes de pensée ou de croyances nous paraissent souvent obscures. Nous nous sommes indignés quand au nom d’une autre religion certains fous de dieu ont détruit des statues géantes de Bouddha. Nous aurions dû les comprendre pourtant puisque nous aussi, depuis si longtemps, préférons adorer l’idole dressée à un être improbable plutôt que celle dédiée à la sagesse de l’homme.

 

Alors, ce sera ce qui vient, avec ou sans rapport. Comprenne qui pourra.

 

 


Folie des tyrans

Toujours voudra te détruire

Sagesse des hommes

 

Couleur orangée

Pardon au violet d’or

Je t’ai dérangé

 

Mes vies antérieures

S’exposent encore à mon monde

Renaissant meilleures

 

Le mauve et le vert

S’épouseront dans l’espoir

D’un jour découvert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 10:03

 

 

Des hortensias dans la vitrine d’un fleuriste. La boutique n’est pas encore ouverte, il est trop tôt pour elle bien que la ville soit déjà animée et que depuis longtemps les boulangers aient formé leurs pains, que depuis longtemps les cafés aient été bus au comptoir.

 

Des hortensias bleus, d’autres blancs déploient leurs grosses boules et leurs feuilles rondes veinées. Mais où sont donc les roses, sont-ils cachés dans l’arrière-boutique ? Ils ne finiront sans doute pas repiqués dans un jardin, ni comme les miens dans le bassin d’une pompe à main désaffectée. La ville ne connaît guère les jardins, ou alors ils sont organisés, droits et sans surprise. Jardins pour tous et pour personne où jamais on n’ira planter quoi que ce soit, et bien sûr pas ces hortensias.

 

Ils sont destinés à mourir après avoir orné on ne sait quel salon, on ne sait quel balcon peut-être. Ils perdront leur couleur, il ne restera qu’une tige et quelques feuilles qui se dessècheront bientôt, oubliés.

 

Le fleuriste est un marchand de mort.

 


 

 

Cantabria hortensia ni

 

 

 

 

 

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