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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 06:09

 

Je parcourai un blog que j'avais l'habitude de fréquenter, puis que j'avais oublié et que je retrouve avec plaisir. Allez-y. Vous verrez, c'est très différent d'ici, et pourtant il parle de moi ce Marcel qui pourrait être un cousin ou un grand frère.

 

En voyant cette vieille péniche, j'ai eu envie d'écrire à nouveau à propos des bateaux. Car on dit bateau, simplement, dans la marine.

 

Et puis, des souvenirs sont revenus. J'avais  déjà écrit sur le sujet, c'était dans un tiroir. Le moment était venu de l'ouvrir. Ce sont des extraits de "crime passionnel" que j'ai ainsi exhumé. L'un d'eux, je l'appellerai "canal". J'aurais pu le recopier ici, mais après tout, chacun est libre d'aller voir, ou pas.

 

Le canal que l'on voit ci dessous est celui de mon texte, c'est le mien et j'en avais fait celui de mon personnage.

 

Pont esquerchin

 

Cette image, qui est une carte postale, je peux la dater à peu près. Elle a une cinquantaine d'année, et forcément antérieure aux années soixante-dix. A droite au bord du canal, de l'autre côté de la rue qu'on appelle boulevard, on distingue, derrière les platanes, tout à fait à droite de l'image, un mur ou une palissade qui n'existait plus en 1967. Le pont, lui, existe toujours mais il a bien changé. Quant aux cheminées que l'on distingue presque au loin, elles ont été abattues pour faire place à de jolis HLM et même à une université.

 

Le canal, seul, reste impassible. D'autres bateaux y passent.

 

Et puis, en fouillant mes archives, j'ai retrouvé une vue du même endroit, prise depuis une fenêtre qui n'existait pas au temps de la carte postale.

 

Peniche

 

La rive opposée, à peu près au niveau de la cabine de la péniche, doit être le lieu de prise de vue de la carte postale. J'estime à 15 à 20 ans l'écart entre les deux images. Evidemment, la plus ancienne est pratiquement à l'horizontale, avec un objectif presque grand angle alors que la mienne, en plongée, a dû être faite au 100mm (la bordure me montre que c'est une diapo numérisée il y a un moment, avec les moyens du bord).

 

Oui, c'est bien mon canal, celui qui sentait le goudron en été.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 00:00

 

Un instant j'ai rêvé de la rejoindre, ou plutôt qu'elle me rejoigne. Qui étais-je pour une telle audace ? Elle est bien trop loin, bien trop inaccessible. Elle est belle en se laissant deviner, car elle ne se montre guère et ceux qui voudraient la prendre pour eux ne doivent pas commettre d'erreur. Aucune faute de goût ne saurait être acceptée, pas même pardonnée. Elle est mystérieuse et se réserve à ceux qui savent l'amadouer. Elle leur offre alors sa grâce en un moment où le temps ne choisit pas de s’arrêter mais de voler pour rejoindre un monde où tout est aboli, ou aucune chaîne ne retient personne, où les esprits comme les corps sont libres. Un monde où une certaine fête devient règle de vie. Une fête andalouse, celle où l'inconnu la rejoint, celle où elle s'offre à lui en l'enveloppant de ces parfums prégnants et subtils qu'elle a choisi. L'Andalousie est reine, elle décide.



Une coïncidence de date m'amène à rêver d'une fête andalouse en un jour qui me ramène, ne serait-ce qu'un instant à une autre fête, perdue pour laquelle j'écrivis des mots qui promettaient un amour fugace et éternel ce jour là. Je l'ai oublié.



L’Andalousie est si loin pourtant, si énigmatique. A ma manière je l'aime, idéale ou fantasmée ce qui n'a guère d'importance puisque, si elle veut, si elle choisit, elle est.



Andalousie, un instant, je vais oublier le voussoiement qui convient à une reine et te dire que ces mots, trop faibles, me sont venus par toi. Qu'importe qu'ils ne soient compris des yeux qui les découvriront, si ce n'est, peut-être, par ceux que la lumière andalouse éclaire.

 

 

http://media1.voyages.woopic.com/medias/images/voyager-en-images/normales/campofrio-andalousie-espagne-europe_89162.jpg

Inaccessible

 

PS: Alfred de Musset a décrit son andalouse, je l'avais oublié:


Avez-vous vu, dans Barcelone,
Une Andalouse au sein bruni ?
Pâle comme un beau soir d'automne !
C'est ma maîtresse, ma lionne!
La marquesa d'Amaëgui !

La suite est ici

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 05:58

« Aubervilliers La Courneuve » dit la voix, neutre, sans enthousiasme, sans lassitude non plus. Je cherche le fantôme de cette barre détruite voilà quelques années, ou bien celui des vies qui s’y sont déroulées, sans enthousiasme, et avec lassitude parfois.



D’une plaine qui fut agricole, puis industrielle, on avait fait un dortoir vertical, sans intention maligne. Mais avec la fatalité pour alliée, l’immeuble bleu rutilant était devenu gris et terne comme ce qu’il restait de ses habitants, condamnés à vivre là puis à y mourir et qui peu à peu en étaient venus à ignorer qu’il existait un monde où les fleurs surgissaient ailleurs que dans les fissures du béton.



Les fantômes sont dans ce train dont les passagers somnolent après une journée d’un travail qu’on leur a donné, pourtant, lui aussi sans intention maligne. Les esprits des pierres et de leurs anciens habitants sont là parmi nous, je sais qu’ils nous observent et s’interrogent, silencieusement. Eux aussi sont las et aspirent au repos, celui des âmes errantes qu’on ne leur a pas offert. Ils sont épuisés, oubliés jusque dans la mort.



« Aubervilliers La Courneuve » a dit la voix sans chaleur ni froideur.

 

http://lacourneuve.blog.lemonde.fr/files/2011/08/IMG_5059.jpgLa barre Balzac en démolition

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:12

 

La tentation est là, pourquoi y résister ?

 

Habemus papam

Hélas pour nous qui voulions

Un pape épicé

 

 

 

http://a397.idata.over-blog.com/300x199/2/43/09/31/DIVERS/04-Epices_n.jpg http://www.vatican.va/holy_father/francesco/img/francesco.jpg http://a397.idata.over-blog.com/300x199/2/43/09/31/DIVERS/04-Epices_n.jpg

 

 

 

 

 

On dira François

Que le « un » eût épicé

Habemus papam

 

Jouer avec les mots, au matin, alors que le sol est encore recouvert de ce tapis blanc comme la robe de l’évêque de Rome qu’on est allé, semble-t-il, chercher au bout du monde.

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 05:12

J'ai hésité, un peu. Une occasion comme ça, on ne va peut-être pas en avoir une de nouveau avant un moment. Mais si je suis baptisé, je ne suis pas pour autant catholique. Un prêtre de mes amis (mais si) m'a dit un jour « le baptême, c'est une ligne directe avec Dieu ». Allo ? Allo ? J'ai plutôt l'impression que la ligne est en dérangement. Oh, ça n’empêche pas des crises mystiques, ni de l'engueuler de temps en temps l'autre tout puissant. Le pari de Pascal à l'envers en somme, si jamais il existe, il sait que je râle.

 

Donc, voilà, ils ont choisi un italien. Raté pour mon pari canadien. Je sais, il est argentin, le pape. J'ai furieusement l'impression que le saint esprit a beaucoup murmuré en italien pourtant.

 

Je note tout de même que @pontifex_ln a twitté à 20h33 « HABEMUS PAPAM FANSCISCUM », si c'est pas moderne, tout de même ? Et le même message envoyé par @pontifex a été retwitté 10000 fois plus que celui de @pontifex_ln alors qu'ils étaient rigoureusement identiques.

 

On verra bien si l'église de François dit moins de bêtise que celle de ses prédécesseurs.

 

En attendant, pour l'accueillir je fais le vœu de renoncer au péché.

 

 

http://www.vatican.va/holy_father/francesco/img/francesco.jpg

Franciscus I

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 15:50

 

Une torpeur blanche s’est emparée de Paris. Offensive hivernale, radote le type de la météo à la radio. C’est vrai, le printemps avait déjà séduit les cœurs et les arbres fruitiers, rosissant sans doute de plaisir, faisaient croire que l’on en avait fini avec givre, neige et verglas. Mais la bise est revenue.

 

Le vert et le blanc s’épousent, profitons-en. Oh, c’est un vert naissant et un blanc fatigué, qui hésite et reprend vigueur, et il ne viendra rien de cette union contre nature. Rien. Juste quelques éphémères paysages, d’une couleur qui n’est pas celle qui s’impose chaque jour et qui demain aura disparu.

 

Des remblais se prennent pour des montagnes, il faut leur pardonner : on les a couverts d’épicéas et la plaine de France se donne des airs de Vosges jusqu’au moment où surgit une route, un pont, un bâtiment que le blizzard cachait.

 

Le béton n’est qu’illusion, le route serpente jusqu’au lac des corbeaux.

 

http://a403.idata.over-blog.com/1/72/23/23/Avril09/Vosgesavril09-026.jpgLe lac des corbeaux

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 12:18

  

 

 

Je m’étais abonné au compte twitter du pape @pontifex, espérant recevoir quelques messages en latin. Espoir décu : @pontifex s’exprime en anglais, la nouvelle langua franca. A vrai dire, un peu de curiosité me permit vite de comprendre que le papal tweeto était multiple et polyglotte, comme il sied au pontife. C’était @pontifex_ln qu’il fallait suivre pour recevoir dans la vieille langue les messages de Benoît-Joseph.

 

Mais voilà, plus de Benedict, son dernier tweet restera « Vestro pro favore amoreque me testificor libens vobis gratissimum. Christum laetantes utinam collocetis semper vitae medium columen vestrae. » ou en français «Merci pour votre amour et pour votre soutien. Puissiez-vous expérimenter toujours la joie de mettre le Christ au centre de votre vie! ».

 

Tout cela, c’était surtout pour le plaisir de voir le latin envahir, un peu, le net. Mais ce qui m’interpelle aujoud’hui que le nom du titulaire des @pontifex n’est plus Benedict XVI mais bien « sede vacante », en latin dans toutes les langues, c’est de remarquer que ce dernier tweet papal est ponctué d’exclamation en français et en français seulement.

 

Est-ce un signe ? Le prochain pape sera-t-il francophone ? C’est dit, je mets une pièce sur Marc Ouellet. Ce n'est pas que je le trouve particulièrement attirant comme candidat, et de toute manière je ne suis pas cardinal, et si j'ai été baptisé, je ne suis pas spécialement catholique. Non, c'est juste un pari.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1b/Sede_vacante.svg/220px-Sede_vacante.svg.png

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 14:44

 

L'envie me prit, l'autre jour, d'évoquer Marceline. Un commentaire me donna une autre envie, celle de mettre ici quelques mots sur une autre cousine, Violette Leduc.



Elle est la bâtarde ou la femme au petit renard, mais bien plus ou bien moins. Violette Leduc que j'aurais pu ignorer puisque ni Lagarde ni Michard n'avaient voulu la retenir. Mais elle eu l'idée saugrenue de mourir avant l'âge et il se trouva sans doute un enseignant d'un lycée qu'elle avait fréquenté, pensionnaire, un demi siècle plus tôt pour recommander sa lecture. Et c'est ainsi que moi, qui fréquentais l'autre lycée, celui des garçons, je trouvai un livre sur une étagère un soir que j'étais en quête de lecture.



Je n'ai jamais aimé commenter les œuvres littéraires, et je vais pas commencer aujourd'hui. Violette Leduc, j'aime et c'est tout ce que j'ai à en dire. Si vous êtes curieux allez donc à la librairie la plus proche ou dans une bibliothèque. Si vous êtes un peu flemmard, j'ai même une page pour vous où vous pourrez commander son œuvre, du moins ce qui est disponible.



Violette Leduc, je lui dois aussi d'avoir découvert Jean Genet, puisque lui non plus, ni Lagarde ni Michard n'avaient cru bon de le retenir. Franchement, quand on était jeune et en plus hétérosexuel dans les années 70, connaître ces deux là, c'était presque un tour de force, ou plutôt un sacré bon coup du hasard.



C'est que Violette Leduc fut amoureuse du Castor comme du voyou magnifique, et de bien d'autres aussi inaccessibles que le mauvais garçon, comédien et martyr. Mais Violette Leduc, il ne faut pas en parler, il faut la lire.

http://violetteleduc.org/images/stories/oeuvre/livres/tresors_a_prendre_folio.jpg

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 15:47

Tiens un petit salut amical au "coucou du haïku" entre deux réunions, à l'heure où en principe le rêve n'est pas bienvenu...

 

L'épice est poivré

Vert, rose, blanc ou encore noir

Mais vert est l'amour

 

http://a397.idata.over-blog.com/300x199/2/43/09/31/DIVERS/04-Epices_n.jpg

 

Crocus est sorti

Puis a fané au jardin

Safran ne sera

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:08

  

 

La faute à un rendez-vous raté, grâce à un malentendu. Je retrouvai ces rues de Paris que j’ai fréquentées voilà bien longtemps. C’était l’heure où le jour abandonne son combat et se laisse peu à peu vaincre par la nuit. Le Paris de mes souvenirs est baigné de lumière, on ne laissait pas en ce temps là, la pénombre gagner. Maintenant, on attend un peu avant d’allumer les lampadaires et l’on retrouve cette ambiance d’un Paname d’autrefois, que je n’ai pas connu, celui où à cette heure des apaches passaient les fortifs.

 

A peine le temps d’une génération et je ne reconnais guère ce quartier où je déambulais étudiant. Une librairie est devenue un magasin de meubles. Le magasin de sport n’est même plus un marchand de musique. Même les chaussées ne sont plus celles que j'arpentais, même les bistrots se sont embourgeoisés.

 

Entre chien et loup… Les loups n’entrent plus dans Paris. D’autres y sont pourtant. Cette lumière propice à la mélancolie s’était jouée de moi et je marchais dans ces rues qui ne me sont plus familières en imaginant une autre ville embrumée.

 

 

 

 

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